27.10.2008

Coup d'oeil sur le Sial 2008

Nous sommes allés jouer nos curieux au SIAL, édition 2008, qui a ouvert ses portes le 19 octobre dernier. Après une journée de clics photographiques à travers les allées, de découvertes organoleptiques et de rencontres, une évidence s’est imposée : aujourd'hui, assiette et santé ne font plus qu’un.

Le lien entre alimentation et santé s’est en effet largement tissé au sein de nos pays développés. Du Japon en passant par la France et les Etats-Unis, aujourd’hui, la pression à la responsabilisation alimentaire de chacun se fait de plus en plus pressante, d’autant plus que les messages de spécialistes en nutrition sont clairs : la santé passe par l’assiette.

Oui, mais comment remplir cette fameuse assiette ?

Les Français, les Italiens et les Japonnais vous diront de jeter un coup d’œil à la traçabilité, à l’origine des produits. Le bio, l’écolo, les produits locaux ou issus de l’agriculture raisonnée qui sont naturellement riches en oméga 3, minéraux, vitamines, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, les séduisent ! La fonction santé s’opère ici tout naturellement. Mère nature aura pris soin de tout.

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De leur côté, les anglosaxons seront davantage attentifs à la composition nutritionnelle des produits, à la teneur en acides gras essentiels, en protéines, DHA… Les packs s’ornent dès lors de macarons « Fat free », ou autres « Low in Suggar ». La fonction santé glisse vers une tendance « médicale » où l’origine s’efface au profit de la composition de l’aliment.

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Quelle que soit l’approche – « médicale » ou naturelle –, un point commun : le plaisir reprend ses droits. Hier antagonistes, plaisir et santé se marient cette année dans une multitude de produits… c’est la Gourmand’health !

20.10.2008

Les 100 ans du futurisme au Centre Pompidou.

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À grandes institutions, grands chantiers. Le Centre Pompidou répond à l’appel à l’occasion du centenaire (1909) de la publication du « Manifeste du Futurisme » du poète italien F. T. Marinetti.
Pour relever ce défi en « isme », rien de moins que 200 œuvres et une kyrielle de documents et de témoignages historiques et médiatiques. Sur ce point, saluons le commissaire de l’exposition Didier Ottinger en faisant la promotion de son excellent livre « Nom d’une pipe ! ou comment Magritte rêva d’expédier Hegel en vacances » L’Échoppe – 2007. Mais ceci… est une autre histoire !


Parmi les œuvres présentées, certaines d’entre elles méritent selon moi que l’on fasse l’effort de s’immerger dans un espace temps intime et subjectif nommé : contemplation.
Ainsi, pour approcher des yeux et du cœur « La Dryade » (1908) de Pablo Picasso ou encore pour le plaisir de taquiner le « Nu descendant l’escalier n°2 » (1912) de Marcel Duchamp en glanant du regard les petites inflexions graphiques et bédéistes (les amateurs de bandes dessinées me pardonnent ce néologisme) en forme d’arc de cercle qui ponctuent le tableau. Autant de signes qui désignent bien plus qu’ils n’insufflent la vie à une action qui pourrait se résumer à la décomposition d’un mouvement à l’arrêt dans un espace à deux dimensions.

Dans ce sens, bon nombre des œuvres signées par les artistes futuristes italiens me semblent très inégales. Où Duchamp peaufine son œuvre en fin stratège (grand amateur du jeu d’échecs et illustrateur, caricaturiste à ses débuts), les autres semblent convaincus de la pertinence à transcrire l’essence volatile d’un mouvement dans le suc figé de la matière picturale.
S’il est vrai qu’au cinéma, c’est l’économie des mots prononcés qui donne le plus la sensation du parlant ; en peinture la sensation du mouvement ne passe pas par sa décomposition fractale. À ce sujet, voir et revoir les travaux des ancêtres du cinématographe comme Étienne Jules Marey ou E. Muybridge qui bien avant les futuristes, se sont ingéniés à comprendre le mouvement, non au moyen de la peinture mais au travers de la photographie, en décomposant celui-ci image par image, image APRÈS image.

Sans oublier la facture qui caractérise la plupart de ces tableaux, c’est à dire, une touche néo pointilliste disposée systématiquement qui s’apparente tout au plus à un quelconque effet d’optique cinétique.


Pour mieux juger du fossé qui sépare les consignes de Marinetti de leur interprétation picturale, je vous suggère de lire le « Manifeste » publié à la une du Figaro en 1909 et les diverses coupures de journaux qui l’accompagnent. Il s’agira de vous embarquer dans un minutieux travail de déchiffrage et si votre vue n’a pas baissée vous conviendrez que c’est bien notre époque toute entière qui a la vue qui baisse ! Car au début du XXe siècle, la presse encore abondamment lue, composait ses textes dans d’étroites colonnes ornées d’un caractère typographique de petite taille (corps 8 environ)…

Enfin, ne manquez pas de lire (dans de meilleures conditions cette fois) le « Manifeste » de Valentine de St Point en salle 5, sa revendication de la luxure figure le point d’orgue édifiant et sulfureux de la pensée futuriste dans sa version française.

Apologie du mouvement associé à la vitesse et à la toute puissance présumée de la technologie. Envolées lyriques adressées à la virilité et à la brutalité pour exalter les vertus de la guerre. Négation de l’héritage des anciens et appel à la destruction par le feu des musées et des bibliothèques, etc…

L’acharnement que recèle les écrits d’un Marinetti ou d’une St Point traduit une volonté farouche de renverser le vieux monde avec ce qui fera la signature de la plupart des avant-gardes qui succéderont au futurisme : la provocation.
Une fougue nihiliste dont l’histoire nous apprendra plus tard qu’elle inspirera de près le fascisme de Mussolini.
Pourtant à la différence des Dadaïstes dont la créativité l’emporte de très loin sur le seul phénomène de subversion, les peintres italiens futuristes me semblent bien décevants quant à leur manque d’aptitude à réinventer leur médium.

Ce sont les musées, ceux-là mêmes qu’ils vouaient aux flammes, qui aujourd’hui en témoignent…

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19:50 Ecrit par André HOUILLE dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : futurisme, exposition, marinetti, ottinger

08.10.2008

La "recomposition du monde" passe par la crise financière...

La crise financière concentre les caractéristiques clés de notre époque : globalisation du monde et effet domino de la crise, dématérialisation et virtualité de l'argent, hyper-médiatisation, hypervitesse et hypervolatilité des cours, peopolisation du phénomène et amplification de l'émotionnel (la bourse heure après heure en live), effets d'annonce qui peut ressembler à de la désinformation ("c'est catastrophique"... "mais non ce n'est pas si grave..."), perte de confiance généralisée, perte de sens et des repères traditionnels et appel à définir une nouvelle morale de l'argent... (Hubert de Vauplane- Philosophie magazine octobre 2008)...

Les commentaires des chroniqueurs économiques et traders interrogés aujourd'hui par le journal le Monde semble acter que la "recomposition du monde" dont nous parlons dans notre Carnet de tendances est en marche, celle-ci signifie recomposition des identités géo-politiques et économiques sur fond de crise du modèle de développement capitaliste des sociétés occidentales ... Cette recomposition du monde semble passer par la crise financière et la "refondation" du capitalisme... mais il semble que personne ne sache vraiment le visage qu'aura le monde après la tempête boursière, alors que les traders pensent à leur reconversion ...

Quelques morceaux choisis:

"L'impression générale est que nous sommes entrés dans un grand chaos, une sorte de fin d'époque et que plus rien ne sera jamais comme avant. Les bureaux se vident, les visages sont livides et prennent des rides. Toute action est un bide. La grande machine à faire de l'argent s'est grippée. Les modèles ne marchent plus" Samuel Gaston

"Ce qui est nouveau, c'est que toutes les règles volent en éclat : il faut revoir toutes nos stratégies"...Christophe Ange

"Ce qui m'impressionne le plus depuis le début de cette crise, ce ne sont pas tant les mouvements du marché (il y en a eu d'autres) mais bien l'énorme crise de confiance dont souffrent les banques, c'est le système complet qui se retrouve mis en question". Christophe Ange

"Le monde ira-t-il mieux après ? Je ne peux que l'espérer... Cependant, avant de s'en prendre aux traders, il faut voir que le système global était contraignant,Il était impossible, sans perdre son job, de garder une quelconque éthique et de garder un quelconque sens des réalités". Christophe Ange

"La première remarque serait que les marchés surprennent par la violence de leurs mouvements et sont donc éreintants. La volatilité impose de passer à des échelles de temps très rapides en marge, voire au dehors de la "zone de confort" à laquelle on est habitués". Simplet

"Dans ce contexte, on comprend toute la pertinence de l'analyse économique de Jim Rogers dans "Hot Commodities" ou il entrevoit le passage entre une domination américaine à la chinoise dans les dix prochaines années"
. Franck Pradier

Notre époque marquée par la civilisation de l'image et du virtuel est à la recherche de sensations, "le grand frisson" a emporté le système financier et a allumé le feu... mais j'ai peur que Super Pompier soit resté coincé dans Second Life...

18:01 Ecrit par Sylvie POUILLY dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.07.2008

Les androïdes, une réalité...

On le sait depuis un moment maintenant, le Japon est très actif concernant le développement des robots. Deux exemples aperçus récemment montrent cependant que les androïdes sont aujourd'hui réellement entrés dans la société japonaise...

La première s'appelle Actroid DER-2. Comédienne, elle vient de tourner dans une publicité pour un spray de protection solaire et peut être louée pour 3 500 $ les 5 jours.


Le second est le clone androïde du professeur Hishiguro de l'université d'Osaka. Celui-ci a, en effet, créé Germinoid, un robot à son image, capable de reproduire ses mouvements et sa voix de façon très précise. Il peut ainsi, par exemple, assurer ses cours en son absence.
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14:20 Ecrit par Antoine ROUAN dans Tendances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note