06.10.2008

"a girl with a gun"...

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Peu avant de recevoir le coup de poing au ventre qui allait le terrasser, Robert Houdini assista à une séance de théâtre-cinématographique au Gaumont Palace, la salle la plus grande du monde qui comptait 3400 places en 1910.

Léon Gaumont et ses associés Gustave Eiffel, Joseph Vallot et Alfred Besnier avaient très tôt anticipé que le cinéma deviendrait une industrie du divertissement.

"A movie, it's a girl with a gun." déclara des années plus tard Irving Tahlberg, censeur et maître absolu de la production à la Metro-Goldwyn-Mayer. Une pensée depuis rapportée par la voix off armée d'un cigare de Jean-Luc Godard, inspirant, expirant et bouffant dans ses histoires du cinéma.

"Art gratia artis." (L'art est la récompense de l'art) telle était la devise du studio américain. Fameuse ou fumeuse théorie de l'impact de l'image en mouvement sur les masses, car selon les uns rien que de plus salutaire pour l'esprit que de le divertir quand pour d'autres il n'y aurait là que manipulation et engourdissement neuronal...
Peu au fait de ces querelles manichéennes, Houdini fut extrèmement déçu car il ne trouva pas le film à son goût.
"Et ils appellent ça de la magie!" lâcha t-il dégouté à sa compagne qui d'amante était devenue une confidente. Puis ils s'en furent, l'une retrouver son garni, l'autre ad patres. À l'arrêt ou en mouvement, une image ne saurait arrêter le temps, le distendre tout au plus.

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16:30 Ecrit par André HOUILLE dans promenade | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinématographe, story telling

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